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David Tolbert est nommé président de l'ICTJ

DTolbertNEW YORK, le 12 janvier 2010 -- David Tolbert, qui mène déjà une carrière distinguée dans le domaine de la justice internationale, deviendra Président du Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) le 2 mars 2010.

M. Tolbert arrive à l'ICTJ après avoir assumé le poste de Greffier du Tribunal spécial pour le Liban, basé à La Haye, au cours d'un mandat de près de 15 ans au sein de l'ONU en tant que Conseiller juridique principal, Procureur en chef adjoint et Sous-secrétaire général.

« Nous avons eu la joie de découvrir en David un chef leader doté d'une vaste expérience en matière de justice transitionnelle, qui connaît bien notre travail et qui aidera l'ICTJ à amorcer sa deuxième décennie d'existence », annonce déclare Alex Boraine, président du conseil d'administration. « Le travail qu'il a effectué à titre de procureur international et de diplomate lui confère un point de vue privilégié sur la façon d'aider les sociétés à affronter confronter un les legs de violations massives des droits de la personnehumains. »

Avant d'entrer au service du Tribunal spécial pour le Liban, M. Tolbert a œuvré comme Sous-secrétaire général et Expert spécial du Secrétaire général de l'ONU pour l'Assistance des Nations Unies aux procès des Khmers Rouges. Arrivé à l'ONU en 1993, il est devenu chef de ladu Département des affaires juridiquesDivision des questions juridiques générales de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies, à Gaza et à Vienne. Il a été chef de Cabinet du Président du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et a dirigé le service juridique du Tribunal, avant d'occuper les postes de Greffier adjoint et de Procureur en chef adjoint. Il a également été le directeur exécutif du Central European and Eurasian Law Initiative (l'Initiative juridique en faveur de l'Europe centrale et de l'Eurasie) de l'American Bar Association (l'Association du barreau des États-Unis). Il a, en outre, publié de nombreux écrits sur les enjeux propres à la justice internationale, notamment à titre de chercheur invité (senior fellow) à l'United States Institute of Peace (l'Institut des États-Unis pour la paix).

Né en Caroline du Nord, M. Tolbert a obtenu des diplômes en droit de l'Université de Caroline du Nord et de l'Université de Nottingham. En plus de sa pratique privéed'avoir exercé la profession d'avocat dans le secteur privé, il a été professeur de droit invité à l'Université Fédérale de Espirito Santo au Brésil et conférencier en droit international à l'Université de Hull, en Angleterre. Il remplace à la tête de l'ICTJ Juan E. Méndez, devenu Président émérite du Centre en 2009.

« Je suis honoré d'avoir été choisi pour diriger l'ICTJ », a déclaré M. Tolbert. « Le Centre est l'organisation prééminente au niveau mondial en matière de justice transitionnelle, et j'admire depuis longtemps son travail de pionnier et son personnel d'exception. Mon engagement envers le mandat de l'ICTJ est profond et c'est avec grand enthousiasme que je participerai au travail essentiel que l'ICTJ effectue dans le monde. »

À propos de l'ICTJ

Le Centre International pour la Justice Transitionnelle (ICTJ) travaille à réparer et prévenir les violations des droits de l'homme les plus graves en affrontant les retombées des atrocités commises dans le passé. L'ICTJ recherche des solutions globales pour favoriser la recherche des responsabilités, et créer ainsi des sociétés justes et pacifiées.

Qu'est-ce Que La Justice Transitionnelle?

Lors d'une période de transition politique après une période de violence ou de répression, une société est souvent confrontée au difficile héritage des abus aux droits de l'homme. Les pays les plus divers, comme la Bosnie-Herzégovine, la Sierra Leone, le Pérou et le Timor Oriental, sont en train de lutter pour venir à bout des crimes du passé. Afin de promouvoir la justice, la paix et la réconciliation, les fonctionnaires et les avocats non gouvernementaux sont susceptibles de considérer des réponses à la fois juridictionnelles et non juridictionnelles. Celles-ci peuvent inclure:

  • juger individuellement les responsables ;
  • accorder des réparations aux victimes de la violence étatique ;
  • établir des initiatives de recherche de la vérité sur les abus du passé ;
  • réformer des institutions telles que la police et la justice ;
  • retirer les responsables de violations des droits de l'homme des postes de pouvoir. De plus en plus fréquemment, ces approches sont employées de manière conjointe afin de donner un sens plus complet et de plus grande envergure à la justice.




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Le Centre International pour la Justice Transitionnelle (ICTJ) aide les pays qui cherchent à établir des responsabilités pour violations massives des droits de l'homme.
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